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MySweetRoom.com, social gaming et rencontres

15 mai 2014 Commentaires

Les « Sims » toquent à la porte des rencontres en ligne et passent de l’autre côté du miroir. Découvrez MySweet Room, une expérience originale de gamification où vous devrez séduire avec votre chambre !
Rencontre avec Valentin Napoli, co-fondateur de MySweetRoom, le site de rencontre ludique inspiré du social gaming.
A vous de jouer !

MySweetRoom.com, social gaming et rencontres

Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous nous présenter MySweetRoom ?

Valentin Napoli : MySweetRoom.com – Le jeu de séduction – est un tout nouveau concept, c’est le site de rencontre gratuit qui fonctionne comme un jeu !

On peut résumer le principe en 5 points :

– Sur son profil on est dans sa chambre virtuelle que l’on peut décorer comme on le souhaite.

– On peut rentrer dans la chambre de ses voisins pour faire connaissance après avoir toqué à leur porte.

– On démarre au niveau 1, et en passant des niveaux, on peut faire de plus en plus de choses : plus de photos dans ses albums, plus de critères dans la recherche, savoir qui sont ses visiteurs, avoir plus de tocs par jour, etc.

– Les tocs servent à demander la permission à un autre membre de rentrer dans sa chambre, et donc de pouvoir discuter avec. On ne peut discuter qu’avec ses voisins, c’est à dire ceux qui nous ont ouvert la porte de leur chambre. Donc plus on a de tocs, plus on peut avoir de voisins ! Attention cependant, on ne peut pas toquer à la porte de quelqu’un qui a un niveau supérieur au sien !

– Pour passer des niveaux, il faut récolter des points, les Sweetiz, que l’on gagne en réalisant des missions.

De plus, grâce à son business model innovant, My Sweet Room est à la fois gratuit ET sans publicité.

Page de profil My Sweet Room
Aperçu d’une page de profil

Comment vous est venue l’idée ?

Baptiste et moi nous sommes rencontrés en prépa. On devient rapidement amis et on évoque souvent ensemble l’envie de créer une entreprise, un jour. On n’a encore aucune idée de quel produit ou service, ni même de ce que c’est concrètement au quotidien de créer une entreprise, mais les entrepreneurs nous font rêver. Jamais à cette époque on aurait imaginé que l’on se lancerait dans cette aventure ensemble !

Baptiste part en école d’informatique, moi en école de commerce, mais on continue à se voir régulièrement. Quasiment en même temps à cette époque, on se retrouve tous les deux célibataires après une longue relation. Lors d’une discussion anodine autour des sites de rencontre gratuits que l’on trouve… « perfectibles », on fait le constat suivant :

– Les sites de rencontre gratuits sont tous identiques (structure type du profil : informations, photos, messages), à l’exception de quelques très rares exemples ayant un concept différenciateur qui marchent super bien du coup (AdopteUnMec qui était à l’époque gratuit est le meilleur exemple).

– Les femmes sont minoritaires sur les sites de rencontre du coup elles sont harcelées. Ce n’est ni agréable pour elles, ni pour nous qui sommes obligés de jongler avec des couteaux sur un monocycle pour nous faire remarquer.

– Les sites gratuits (quand ils le sont vraiment, car certains sont passés maître dans l’art du « inscription gratuite mais tout est payant après ») sont infestés de publicité !

Du coup on commence à chercher une idée qui nous permette de créer un site de rencontre :
– original
– qui permette d’atteindre la parité homme/femme
– gratuit
– sans publicité

On se rend compte alors que le secteur des jeux sociaux est en très forte croissance, que les femmes y sont majoritaires, et que le business model très efficace du free-to-play pourrait fonctionner pour atteindre nos objectifs.

Quelques jours après cette discussion, soit le 26 novembre 2010, nous nous réunissions pour la première fois autour d’une table afin de commencer à travailler sur le projet d’un site de rencontre fonctionnant comme un jeu.

Qui sont vos utilisateurs ?

Même si le concept de My Sweet Room s’adresse à tous, notre « cible », au sens marketing, ce sont les femmes. Dans le domaine de la rencontre, il est très important d’atteindre la parité entre les hommes et femmes, et ce sont elles qui sont le plus difficilement convaincues, elles sont plus exigeantes. Notre communication est très axée sur le message que l’on veut faire passer, qui est que l’on propose un site de qualité : originalité, design, gratuité et pas de publicité. Et pour faire passer le message, on ose tout !

Visuel du site My Sweet Room
Annonce humoristique du site MySweetRoom

On pourrait croire que le côté ludique segmente de lui-même le marché pour adresser un public plus jeune. Il n’en est rien ! Si l’on reprend les statistiques des jeux sociaux (Farmville, Candy Crush, etc.) l’utilisateur moyen est une femme de 43 ans. En effet, les jeux vidéos existent aujourd’hui sous des formes très variées qui ont gagné toutes les strates et toutes les générations de la société. Tout le monde joue, même si on ne joue pas forcément tous aux mêmes jeux. C’est la raison pour laquelle introduire des mécanismes de jeu vidéo dans la rencontre ne met pas de côté les seniors, bien au contraire.

Qu’est-ce qui vous distingue de vos concurrents ?

Pour commencer, c’est un peu de la redite, mais MySweetRoom est à la fois gratuit et sans publicité. C’est déjà un point très différenciateur par rapport à tous les sites de rencontre qui existent. Ensuite, c’est bien évidemment le côté ludique du site, que ce soit dans les mécanismes d’utilisation, que par le côté graphique/narratif des chambres dans lesquelles on évolue pour discuter avec ses voisins.

Concernant les concurrents positionnés sur le même créneau, il est difficile d’en nommer, faute d’en trouver. Certains cependant ont approché l’idée développée par My Sweet Room.

Je dirai que le premier des sites de rencontre a avoir compris la puissance du côté ludique a été AdopteUnMec. Sur AdopteUnMec, même si cela a très peu d’incidence sur la rencontre, on y gagne des points, et le côté boutique raconte une histoire qui apporte un côté ludique supplémentaire aux fonctionnalités. Si les différences sont déjà nombreuses sont le fond avec MySweetRoom du fait de notre côté ludique beaucoup plus poussé (sur My Sweet Room les points collectés sont utiles, ils servent à passer des niveaux, qui eux-mêmes sont utiles car débloquent de nouvelles fonctionnalités), MySweetRoom se distingue également sur la forme en étant entièrement gratuit alors qu’AdopteUnMec est devenu payant pour les hommes. On conservera tout de même sur My Sweet Room l’idée ingénieuse d’intercaler une étape de validation de l’échange par l’utilisateur, que nous généralisons aux 2 sexes. Concrètement : sur AdopteUnMec pour pouvoir discuter avec une femme il faut d’abord lui envoyer un charme et espérer qu’elle nous ajoute à son panier pour pouvoir lui envoyer un message ; sur MySweetRoom, que l’on soit un homme ou une femme, il faut toquer à la porte de la personne avec qui on souhaite discuter et attendre qu’il/elle devienne notre voisin en nous ouvrant la porte de sa chambre, ce qui permet d’échanger des messages.

Le géant Badoo a également introduit peu à peu des mécanismes ludiques en proposant à ses utilisateurs d’acheter des points lui permettant de personnaliser son profil et d’accroître sa visibilité. Cependant, ce n’est, de notre point de vue, qu’un enrobage pour vendre du profil premium.

Finalement, ce qui se rapproche le plus de MySweetRoom, c’est une application Facebook nommée BeMyGentleman. Là où nous nous différencions d’eux, c’est d’une part bien entendu sur la question de la plate-forme (Facebook n’est qu’une plate-forme sur lesquelles nous évoluons) mais aussi et surtout sur l’histoire que nous racontons. Je m’explique. AdopteUnMec raconte une histoire ludique avec le côté boutique, notamment dans les termes employés : « hommes objet », « ajouter à mon panier », etc. mais n’applique pas le côté ludique dans les mécanismes (le site fonctionne finalement grosso modo comme un site de rencontre classique). BeMyGentleman table sur les mécanismes de jeu (niveaux à passer, objectifs à remplir, barres de progression, visuel très illustré, etc.) mais ne raconte pas d’histoire autour du concept. My Sweet Room c’est en quelques sortes la réunion de ces deux approches : le site de rencontre fonctionne comme un jeu, le tout dans un contexte ludique où l’on décore sa chambre, on toque à des portes, on discute avec ses voisins, etc.

Votre modèle économique ?

Notre business model s’inspire clairement de celui des jeux sociaux : c’est du tout gratuit (aucune fonctionnalité ne nécessite de payer pour l’utiliser) avec un freemium à la demande (les utilisateurs de haut niveau ont des privilèges par rapport aux autres, on peut effectivement acheter des Sweetiz pour atteindre plus rapidement ces niveaux supérieurs, mais à aucun moment cela n’est nécessaire). Dans le domaine des jeux vidéos on dirait de My Sweet Room que c’est un free-to-play qui n’est pas tombé dans le travers du pay-to-win.

Je vais illustrer par un exemple :

– Je suis niveau 2.

– Je tombe sur le profil d’une fille qui me fait craquer ! Entre sa photo de profil, ses goûts de déco que je peux apprécier en voyant sa chambre, sa description personnelle et ses goûts, je suis déjà amoureux.

– Vite, je me précipite pour toquer à la porte de sa chambre pour en faire ma nouvelle voisine et amorcer la discussion si elle veut bien me laisser rentrer.

– Arf, elle est au niveau 3 et je ne suis qu’au niveau 2. Comme il est impossible de toquer à la porte de quelqu’un dont le niveau est supérieur au sien, je ne peux pas toquer à sa porte, il faut que je passe au niveau supérieur si je veux me faire connaître.

– Trois solutions s’offrent à moi :

– Soit je réalise autant de missions que nécessaire pour accumuler les Sweetiz dont j’ai besoin pour passer au niveau supérieur.

– Soit je réalise des offres de sponsoring gratuites afin de gagner des Sweetiz plus rapidement (en s’inscrivant à la newsletter d’un partenaire, en répondant à une enquête marketing ou en visionnant une vidéo, je gagne des Sweetiz immédiatement, et MySweetRoom est gratifié de quelques centimes).

– Soit j’achète immédiatement les Sweetiz dont j’ai besoin par sms, paypal ou autre.

L’acte d’achat est proposé, mais jamais imposé. Une solution intermédiaire permettant d’obtenir des Sweetiz supplémentaire gratuitement via du sponsoring a même été mise en place pour satisfaire à tous les besoins !

Comment évolue le site depuis sa récente création ? Des chiffres !

Du fait d’un lancement qui a eu lieu il y a moins d’un mois, difficile de présenter des metrics de fréquentation fiables et intéressantes si ce n’est tout de même des indicateurs encourageants :
– 46% de femmes
– 100% de croissance des visites uniques sur les dernières 24 heures
– Un taux de rebond faible (< à 25%) - 51% de nouveaux visiteurs, 49% de visiteurs connus - 0.2€ générés/inscrit de moyenne, soit 4 fois plus que la moyenne des jeux sociaux !

Quelles ambitions futures pour MySweetRoom ?

Notre chantier actuel est le développement d’une application mobile prévue pour la rentrée. Mais on a encore plein d’idées originales dans les cartons pour enrichir l’expérience My Sweet Room ! Des fonctionnalités inédites dans le monde de la rencontre, des événements, des concours, des défis, du virtuel, du réel, des folies… Patience c’est pour bientôt.

Notre objectif est de devenir le site de rencontre préféré des français. C’est ambitieux, le chemin est encore long à parcourir, mais c’est ce que nous visons. En parallèle nous envisageons d’exporter le concept à l’international, en ciblant préférentiellement les pays dans lesquels les jeux sociaux ont le plus d’influence.

Qui sont les personnes derrière MySweetRoom ?

Photos des associés du site My Sweet Room
Valentin Napoli, Emmanuel Russeil, Baptiste Rebut

Aujourd’hui My Sweet Room c’est 3 associés et déjà 2 investisseurs privés.

Valentin Napoli, 25 ans, diplômé d’école de commerce : « l’agence de voyage ».
Co-fondateur de la première heure, Valentin est le créatif de l’équipe. Toujours une nouvelle idée dans les cartons et des projets plein la tête, c’est un rêveur qui ne manque ni de rigueur, ni d’enthousiasme. Touche à tout autodidacte, intéressez-le à un sujet, 2 jours plus tard c’est un expert !

Fonction : stratégie, communication, marketing.
Passion : retrogaming.

Baptiste Rebut, 25 ans, diplômé d’école d’informatique : « le pilote ».
Baptiste apporte la structure, l’esprit critique et le souci du détail. Il coordonne, dynamise, et fait avancer les projets dans la bonne direction. Toujours au courant des dernières tendances, il scrute le marché web et mobile de près, à l’affût de toute info importante.

Fonction : gestion de projet, coordination.
Passion : nouvelles tendances.

Emmanuel Russeil, 22 ans, bientôt diplômé d’école d’informatique : « le jet de luxe ».
Dernier arrivé dans l’équipe mais pas des moindres, Manu est le véritable couteau suisse de la bande. A la fois Développeur web, développeur mobile, webdesigner et illustrateur, il ne manque pas de cordes à son arc. Sans son impressionnante capacité de travail, la nouvelle version de MySweetRoom n’aurait jamais vu le jour !

Fonction : stratégie, communication, marketing.
Passion : développement web et mobile, design, illustration.

Pour conclure, une anecdote ?

Rien qui ne puisse être révélé. Après tout, Ce qui se passe dans la chambre, doit rester dans la chambre.

Merci Valentin Napoli d’avoir répondu à cette interview. Notre équipe vous encourage vivement et vous souhaite de réussir dans votre entreprise.

MySweetRoom.com

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